La grossesse Le premier trimestre

Mon premier trimestre de grossesse des triplés

Vivre une première grossesse est toujours un événement. Mais lorsqu’il s’agit de triplés, l’appréhension est énorme. Entre les symptômes inconfortables et l’échographie du premier trimestre, témoignage d’une grossesse un peu particulière.

Je sais que vous êtes nombreuses à lire cet article alors que vous venez juste d’apprendre la bonne nouvelle. Peut-être même que vous n’en êtes pas encore certaine. En tout cas, mon témoignage n’a qu’un objectif : vous aider à savoir ce qui pourrait vous attendre dans ces prochains mois. N’oubliez pas que chaque femme vit sa grossesse différemment, et que tous les symptômes peuvent aussi être plus ou moins ressentis. Et si vous attendez des jumeaux ou des triplés (ou des quadruplés !), prenez ce que je vais vous dire avec du recul : il existe autant de témoignages différents que de grossesses vécues.

Le premier mois

Une poitrine douloureuse, un jour de retard de règles et hop : je fais le test de grossesse (lire par ailleurs). On ne va pas se mentir : ce premier mois a été le plus facile pour moi ! Aucun « gros » symptôme de grossesse, pas même les célèbres nausées. Trop bien ! Sauf que j’ai quand même rapidement eu une sensation de fatigue, surtout au niveau de l’essoufflement. Moi qui, sans être une grande athlète, avait l’habitude de courir sur plusieurs kilomètres ou de monter les escaliers plusieurs fois par jour (au travail et à la maison), j’étais calmée. Impossible de me remettre rapidement d’une livraison au travail, ou même juste de rejoindre le deuxième étage de la maison sans faire de pause. Difficile à encaisser sur le coup, mais je sais que j’attends un bébé (oui, à l’époque, je ne savais pas…) et que cela implique de se ménager pendant 9 mois.

Les deuxièmes et troisièmes mois

Après 6 semaines de grossesse, la fatigue est bien présente. Surtout, c’est l’arrivée des nausées. Et là, c’est le drame. J’avoue, j’étais persuadée que j’y échapperai, heureuse de me dire que je ferai partie des 25% des femmes enceintes sujettes aux nausées (50% aux nausées ET aux vomissements !). PERDU ! On parle souvent des nausées matinales, mais elles peuvent se déclarer à tout moment de la journée. Dans mon cas, cette affreuse sensation d’avoir envie de vomir me prenait TOUS LES JOURS vers 17 heures. Ce n’était qu’une sensation car je ne vomissais jamais. Ah, si ! Quand j’ouvrais le frigo… Bref, je vous passe les détails, mais c’était vraiment pas marrant. 

Côté alimentation, c’était vraiment difficile. Je n’avais envie de rien. J’ai d’ailleurs souvent mangé du pain sec ou légèrement beurré. Moi qui travaille dans un salon de thés et pâtisseries et qui suis très gourmande, je ne touchais à RIEN ! Malgré mes recherches, je n’ai pas vraiment trouvé de bon remède aux nausées, si ce n’est de faire plusieurs petits repas sur la journée plutôt que trois gros. Ce qui est vrai car j’avais toujours plus de nausées en ayant faim ! J’ai bien essayé l’homéopathie mais franchement, impossible de dire si ça a vraiment aidé…

En tout cas, les nausées m’ont suivies jusqu’au milieu du troisième mois de grossesse. Ouf ! Enfin… j’aurais pu dire ouf si un autre symptôme n’avait pas pris leur place…

L’écho du premier trimestre (T1)

Réalisée à 12 semaines d’aménorrhée, il a fallu 1h30 au médecin pour étudier nos trois bébés. Il a regardé pour chacun la bonne formation du cœur et du cerveau, mais aussi de tous ses organes et membres. C’est aussi le moment où il a mesuré la clarté nucale de chaque bébé afin de détecter une éventuelle trisomie 21. Après cet examen, nous étions rassurés et heureux de savoir que tout évoluait très bien pour les triplés. On m’a quand même proposé un Dépistage Prénatal Non Invasif (DPNI) à faire deux semaines plus tard.

Dépistage trisomie : une fiabilité à 80% pour des triplés

Ce test ADN sert à détecter dans le sang d’éventuelles anomalies chromosomiques fœtales (trisomie 21, trisomie 18  et la trisomie 13). Il faut savoir que cet examen a la particularité d’être fiable à 99%… pour une grossesse simple. Pour des triplés, le chiffre tombe à 80% en raison, notamment, du faible échantillon comparatif. Dans notre situation, toute la difficulté psychologique est d’appréhender le fait que, si le dépistage revenait positif, nous ne saurions pas pour autant quel bébé en serait atteint. Se poserait alors la question éventuelle d’une amniocentèse, avec tous les risques inhérents à une opération aussi importante.

Dans notre cas, l’examen est revenu négatif. Une belle nouvelle qui nous a permis d’aborder sereinement le deuxième trimestre et de se projeter avec impatience sur une nouvelle HYPER importante pour nous… les sexes des bébés !

by Maman Triplés du Bonheur


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :